La volatilité annualisée mesure l'amplitude statistique des variations autour de la moyenne. Elle est rigoureuse, comparable, mais elle est aussi abstraite. Le Maximum Drawdown (MDD) est une tout autre bête : c'est la plus grande chute cumulée qu'un porteur aurait vécue entre un sommet historique et le creux qui a suivi.
Définition précise
Sur une série de valeurs liquidatives :
MDD = maxt ( (VL_pic − VL_creux) / VL_pic )
Un MDD de 35 % signifie que celui qui a acheté au pire moment (pic historique) a vu son investissement perdre 35 % au plus fort de la crise suivante, avant (peut-être) de remonter.
Pourquoi c'est plus parlant que la volatilité
- Un fonds peut avoir une volatilité de 18 % (typique Actions) et un MDD de 20 % — parcours plutôt linéaire.
- Un autre peut avoir la même volatilité de 18 % mais un MDD de 45 % — parcours bi-modal, avec une grosse baisse concentrée.
À volatilité égale, les deux expériences sont radicalement différentes. La volatilité moyennise ; le drawdown montre le pire.
La durée de récupération
Un MDD seul ne suffit pas. Il faut aussi savoir combien de temps il a fallu pour récupérer. Un fonds qui perd 30 % et les reprend en 6 mois n'est pas le même que celui qui perd 30 % et met 5 ans pour revenir au sommet.
- Actions marocaines, post-2008 — MDD proche de 35 %, récupération en ~4 ans.
- Obligataire court terme — MDD généralement < 5 %, récupération en < 12 mois.
Pourquoi MIZAN ne l'inclut pas directement dans le score
Le MDD est mécaniquement corrélé à la volatilité baissière, déjà capturée par l'axe 2 (Sortino). L'inclure directement dans le score ferait double emploi. Il reste affiché séparément sur chaque fiche-fonds — c'est l'un des indicateurs les plus demandés par les utilisateurs avancés.